Squat de Cachan : Pétition de soutien
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Squat de Cachan
Pétition de soutien
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Depuis 18 mois, les « mille de Cachan » occupent le bâtiment F de la résidence du CROUS de Cachan, promis à la démolition. Au mois d’août, les pouvoirs publics ont annoncé aux résidents qu’ils renonçaient à une expulsion par la force au profit d’une solution basée sur le dialogue et l’examen des situations individuelles.
Les premières réponses concrètes apportées par la Préfecture du Val de Marne concernent les résidents du 5ème étage, le premier à avoir fait l’objet d’un examen et se divisent en 3 catégorie :
Personnes en situation régulière : proposition de relogement en HLM sur le contingent préfectoral.
Demandeurs d’asile, personnes en situation irrégulière mais inexpulsables (demandeurs d’asile, personnes vulnérables, femmes eneintes…) : hébergement provisoire, principalement en hôtel.
Autres personnes en situation irrégulière : refus de régularisation et Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière (APRF).
La réponse apportée aux demandes de régularisation est inacceptable. Contrairement à ce qui avait été annoncé par la préfecture du Val de Marne et à ce qui s’est fait dans plusieurs problèmes similaires ces derniers mois, il n’y a eu aucune « interprétation bienveillante » des critères fixés par la loi permettant une régularisation de droit. Les seules personnes régularisées (4 sur 44) pouvaient justifier de plus de 10 ans sur le territoire français et donc prétendre à une régularisation de droit. En revanche parmi les non-régularisés se trouvent des personnes présentent sur le territoire français depuis plus de 7 ans, dont des familles avec enfants.
Les 40 personnes n’ayant pas été régularisées se sont vues délivrés un APRF qui a transformé en un piège leur acceptation du dialogue proposé par la Préfecture du Val de Marne et du recensement qui a suivi. Parmi eux, il y a notamment des Ivoiriens, dont des familles, dont la vie ou la liberté peuvent se trouver menacée en cas de retour dans leur pays, et ce en contradiction avec la Convention Européenne des Droits de l’Homme et la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiées par la France.
La préfecture du Val de Marne, par son attitude dans la gestion du dossier, risque de réduire à néant l’effort de dialogue engagé au mois d’août. Elle a annoncé sa décision de procéder à une évacuation, y compris par la force, de l’ensemble du 5ème étage à partir du 1er décembre, quelque soit les problèmes rencontrés dans la mise en œuvre des décisions, particulièrement pour le relogement. Les personnes qui n’auraient pas pu être relogées à cette date se verront proposer un hébergement provisoire en hôtel en attendant le relogement définitif. Alors qu’il est possible de maintenir les résidents sur place et que les principaux partenaires sont d’accord, ce calendrier imposé par la préfecture n’est pas acceptable : la proposition d’un relogement visait à sortir les gens de la précarité, il serait incompréhensible de commencer par les y remettre.
Nous, les signataires, voulons exprimer notre soutien aux justes revendications des résidents :
Réexamen des demandes de régularisation, dans la transparence et avec un véritable entretien individuel avec chaque demandeur, comme cela doit être le cas normalement.
Pas d’APRF en cas de non régularisation mais une Autorisation Provisoire de Séjour de 6 mois avec autorisation de travail. En effet, la plupart des résidents ont fait leur vie en France, ont parfois fondé une famille ou peuvent légitimement craindre pour leur vie en cas de retour dans leur pays d’origine. Nous pensons qu’il importe de sortir ces personnes de la précarité et de leur donner une chance d’une réelle insertion dans notre société, leur permettra d’aborder une demande de régularisation dans de meilleures conditions à l’avenir (en particulier pour leur permettre de faire état de leur éventuel travail).
Le retrait d’un calendrier incompatible avec la volonté de dialogue et de mise en œuvre de vraies solutions aux problèmes posées qui avaient prévalu lors de l’accord du mois d’août et le maintien sur place des résidents jusqu’au relogement définitif.
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