Rencontre- débat samedi 13 décembre 2008 à 15 heures à la librairie la Gryffe avec des membres du comité de soutien
dimanche 7 décembre 2008, par Jean-Pierre
Celui de Vincennes était moderne : il y avait des caméras partout, de puissants projecteurs, et des policiers omniprésents. Il a vite dégénéré : brimades, humiliations, nourriture malsaine, insultes, violences, défauts de soins et tabassages. Pendant les 6 mois qui ont précédé l’incendie du centre, les retenus ont multiplié les actes de résistance : grève de la faim, manifestations à l’intérieur du camp, incendie des cellules, automutilations.
Le 21 juin 2008, un retenu malade qui réclamait sans succès ses médicaments, fut retrouvé mort dans sa cellule. Le 22, les retenus mettaient le feu au centre de Vincennes. Suite à cet évènement, 18 d’entre eux ont été blessés, d’autres ont été dispersés dans d’autres centres, quarante ont été libérés, mais 6 ont été inculpés pour "incitation à l’émeute et à l’incendie".
Depuis le mois de janvier, un comité de soutien était entré en communication avec les retenus. Il publie aux éditions Libertalia un ensemble de messages qu’il a reçu de leur part. On y lit, au fil des mois, la rapide dégradation de la situation, la solidarité de ceux que la police voulait diviser en nations, races et religions, et les efforts pour organiser la résistance.